Bienvenue sur mon blog !

Bienvenue sur mon blog !
Bonjour à tous !
Pour ceux qui me connaissent bin c'est toujours moi !
Pour ceux qui me connaissent pas, petite présentation rapide :
NOM : L.
PRENOM : MARINE
SURNOM : ML (mes initiales), Riri, Doudou(che), Quiche, Baka,...
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 04/04/89 à Saint Priest
LOISIRS : glander, glander et glander... je fais ça tout le temps et j'adore ça !
PROJET D'AVENIR : aucun à part peut-être princesse ! lol
CE QUE J'AIME : les pringles, tous les trucs kinder, mais aussi Watcha, System (avec du ketchup ça passe super bien ! lol), Nirvana, Wheatus, Placebo~>des trucs assez soft en général ! mais aussi le cinéma et écrire
CE JE N'AIME PAS : les gens qui se prennent la tête, qui taillent les autres (alors qu'ils valent souvent moins qu'eux) ou qui les humilient. les légumes (le changement queu même !).
PETIT MOT DE LA FIN : et bin, fwoilà, c'est mon blog quand je suis triste et que j'écris des trucs assez... tristes en fait (je radote queu même !)
allez voir mon blog perso : mlomkichalabanan si vous voulez mieux me connaître
et mon blog, le même que celui-ci mais l'opposé : ML-enmod-joyeuse
fwoilà fwoilà, bonne visite !

Seulement les commentaires signés seront acceptés.
Je validerai les critiques signées et construites pas le genre :
"t'es moche, t'es conne, ton blog est à chier".
Si vous ne m'aimez pas, si vous n'aimez pas ce que je fais,
je ne vous oblige pas à venir sur mon blog.
Je le redis : je ne dois des comptes à personne.

.

Comme si le Spleen arrivait, me prenait dans ses bras fins et voluptés et m'emmenait loin,
loin, dans le pays de l'horreur....

ML's mood : sad
# Posté le mercredi 09 février 2005 09:17
Modifié le jeudi 24 mai 2007 08:37

Hommage à deux françaises

Je ne sens plus rien, mon corps est froid
Je viens d'accomplir
Ce que beaucoup ont fait avant moi
Avec leur dernier soupir

Personne m'a poussé au suicide
Je voulais juste quitter cette terre si vide
Qui pour moi n'avait plus de valeur
Malgré les personnes à qui je tiens de tout mon coeur

Une larme s'échappe de mes yeux terrifiés
Je regrette déjà ce que j'ai fait
Ma vie s'est finie avec beaucoup de bruit
A peine commencée et déjà finie

Il reste de moi sur terre qu'un vide profond
Dans lequel je retourne très souvent
Mes tristesses, mes inquiétudes, mes pensées
Je n'ai pas su les maîtriser

J'ai très vite oublié
Comment je faisais pour supporter
Finalement j'ai abandonné
Et lâchement, je me suis suicidé...


Clémence


Clémence avait annoncé son projet de suicide sur Internet: « J'ai honte de dire que je veux mourir »

" Clémence, 14 ans, qui a disparu mardi du village d'Andres (Pas-de-Calais), avait annoncé dès le 15 novembre son projet de suicide dans un journal tenu sur Internet. Le corps de son amie Noémie, 15 ans, a été découvert mercredi.

Clémence a posté ce message sur Internet le 20 janvier à 18 h 06 : « Personne m'a poussée au suicide. Je voulais juste quitter cette terre si vide. Qui pour moi n'avait plus de valeur. Malgré les personnes à qui je tiens de tout coeur. » Cinq jours plus tard, cette adolescente de 14 ans originaire d'Andres (Pas-de-Calais) se volatilisait brusquement en compagnie d'une amie, Noémie, 15 ans. Le corps de Noémie a été retrouvé mercredi à l'aplomb du cap Blanc-Nez, près de Calais.
Hier, une information judiciaire pour « recherches des causes de la mort » a été ouverte. Une autopsie sera pratiquée aujourd'hui mais la victime, tombée du haut de la falaise, présentait des traces d'automutilation sur les avant-bras et les poignets. Clémence, qui avait laissé une lettre révélant des intentions suicidaires, demeure introuvable. La teneur du message laissé sur Internet ne laisse guère d'espoir : l'adolescente a vraisemblablement mis fin à ses jours, un projet qu'elle avait annoncé dès la mi-novembre sur son « blog » personnel, sorte de journal intime que tous les internautes ont pu lire pendant des semaines. Ces messages dévoilent au fil de trente-trois pages la détresse d'une adolescente tourmentée par une déception amoureuse. Son petit ami l'a quittée. Clémence ne le supporte pas. La vie n'a plus de goût. La jeune fille va ainsi décrire ses sombres états d'âme pendant des semaines à travers des textes, des poèmes, souvent illustrés de photos d'elle, de son amoureux, de clichés d'amis... Combien d'internautes ont lu les inquiétantes confidences d'une adolescente attirée par le côté sombre des choses ? Impossible à dire.
Noémie, qui possédait également un journal sur Internet, fut sans doute l'une de ses premières lectrices. Elle et Clémence s'étaient rencontrées l'été dernier, autour d'une piste de skateboard près de la plage de Calais. On ignore encore quels étaient les liens exacts unissant ces jeunes filles scolarisées dans des établissements différents. Des liens forcément très forts. Assez pour décider de mourir ensemble ?

« On voulait juste te dire qu'on t'adorait »

Les enquêteurs vont s'attacher à définir le profil psychologique de Clémence et Noémie, espérant découvrir ce qui a pu les pousser à ce double suicide présumé. Au vu des premiers témoignages, le procureur de Boulogne-sur-Mer exclut pour l'heure que les adolescentes aient pu être influencées par des adeptes de la « communauté gothique » qui revendiquent une attirance pour « l'obscur » et « le morbide ». Dans l'entourage des deux ados, ce drame provoque stupeur et chagrin.
« On voulait juste te dire qu'on t'adorait. Pourquoi tu nous as fait ça ? Pourquoi tu nous as laissés ? Tes camarades de 3ème C », peut-on lire dans le hall du collège Jean-Monnet, à Coulogne. Deux grands panneaux recueillent les témoignages des camarades de classe de Noémie. « L'annonce de la nouvelle fut pour nous comme un coup de massue », résume François Hollande, le principal du lycée Jean-Bosco, à Guînes, où était scolarisée Clémence, une « fille tonique, pas renfermée sur elle-même ».
Ici, une cellule d'aide psychologique a été mise en place dès hier matin : deux psychologues de l'hôpital de Calais sont venus spécialement en renfort des deux médecins scolaires. Même dispositif au collège Jean-Monnet où Noémie, dépeinte comme « une élève timide et sans problème particulier », redoublait sa 3ème. « Nous avons préparé les professeurs à répondre à toutes les questions des élèves, et nous recevons individuellement tous ceux qui le demandent. Nous tentons de faire verbaliser au maximum les enfants, de leur faire exprimer leur douleur ou leur colère », précise un psychologue. Pendant ce temps, les recherches se poursuivent pour retrouver Clémence.

« J'ai honte de dire que je veux mourir »

Clémence, alias « Rosette » ou, plus explicite, « Ange de tristesse ». Ou plutôt « de tristes ». Parce que dans le langage « blog », les mots sont raccourcis, compactés, comme en langage texto. Difficile pour les non-initiés de décrypter ces hiéroglyphes, cette langue codée comme un signe de ralliement. Depuis le 15 novembre dernier, Clémence avait son site personnel sur Internet. Une sorte de carnet de route, de journal intime, ce blog était surtout le déversoir de son trop-plein de mal-être. Mais à la différence du journal intime, certaines personnes choisies, certains de ses amis connaissaient l'adresse de ce blog. Ils ont pu lire, au fil des jours, les pensées toujours plus noires de l'adolescente, ses appels au secours. Sans trop la croire : « Tu l'savé depui lgt ktalé partir » : « Tu le savais depuis longtemps que tu allais partir... Tu m'as prévenue, je ne t'ai pas prise au sérieux, je culpabilise. Il n'y a pas que moi, mais tu as formé un vide, tu ne peux pas imaginer la souffrance, tu aurais du penser aux conséquences... Moi je t'aime ». Signé « Tite Fé », ou Petite Fée, le 27 janvier à 10 h 43. Noir sur fond noir, quelques bandeaux pourpres, des textes rédigés presque quotidiennement, le blog de Clémence est illustré de photos à la thématique récurrente : le noir, le sang, la mort. Des reproductions de pierres tombales, d'anges déchus, de chair scarifiée et très souvent des visages de femmes pleurant des larmes de sang. Mais parfois quelques photos heureuses, comme des instants de grâce : avec une copine pendant le Téléthon organisé dans son collège, alors qu'elle s'était peinturluré le visage au marqueur. Des photos de ses amis, et surtout des portraits de son ex-petit ami. Il était son amour déçu. Les textes sont quasi invariablement des poèmes, écrits par la jeune fille, ou repiqués sur Internet, aux titres évocateurs : « Tristesse », « Souffrance », ou seulement des points de suspension. De temps en temps, quelques commentaires, notamment à propos du film « Thirteen », l'histoire d'une amitié morbide entre deux adolescentes. Extraits.

Récurrent, le malaise de l'adolescente occupe la place principale de ses écrits. On croirait presque qu'elle l'a ouvert uniquement pour annoncer son intention d'en finir : « Mon coeur est détruit, Mon coeur est démoli, Dans ma tête tout est flou, Depuis que je suis dans ce monde de fous, J'comprends plus rien tout se mélange, Je trouve sa vraiment étrange, Mes yeux remplies de larmes, Dans ma main une arme, Une belle et jolie lame, Jvais me la planter, Dans les veines et me tuer, Mettre fin à ma vie, Qui n'est que malheurs et cris, Je ne veux plus, Je ne peux plus, Je veux m'en aller, Je veux crever. » (Je veux partir) . Dès le 15 novembre, lorsque Clémence commence à écrire, déjà elle pense au suicide. Mais au départ, ce n'est qu'une possibilité, un peu romanesque, et la jeune fille hésite : « que faut-il faire ? s'ouvrir ou réagir ? s'en aller ou rester ? toujours les meme questions... Qui resteront sans reponses... » En même temps, la jeune fille culpabilise, consciente que sa situation d'ado n'est pas des pires. C'est pourtant cette même culpabilité qui la fait sombrer davantage. « J'ai honte de dire, Que je veux mourrir, J'ai honte de dire, Que je veux partir, Des gens crèvent sans le vouloir, Les gens devraient le savoir, J'ai honte de moi, Je ne mérite pas d'etre là, Ma vie n'est pas très jolie, Mais je dors dans un lit, Je fais des crises d'anxieté, Je devrais me taire, Fermer ma geule, Hurler en silence, Et cacher mes larmes, J'ai honte de moi... Je ne mérite pas mes amis, Ils sont mieux que moi, Je souffre... Mais je ne devrais pas le dire, Je devrais me taire... Et mourir... » (J'ai honte, 15 novembre 2004) . Le 29 décembre, après une longue dissertation sur la dépression et l'envie d'en finir, elle pose la question : « Est-ce que je suis comme ça ? »

A plusieurs reprises, des photos et des symboles de la feuille de marijuana. Clémence en consommait peut-être, notamment autour du skatepark qu'elle fréquentait avec les jeunes passionnés de roller. Une semaine avant de décider d'en finir, elle a posté une reproduction d'une publicité trafiquée pour « MacDrugs » où figurent des photos de joints. « C'est mon Mac Do préféré !! », commente Clémence en marge de la photo.

C'est la respiration de Clémence, sa grande source de vie et de joie : « J'aime mes amis, j'aime P., j'aime M., j'aime N., mais je n'aime pas ma vie. Pourquoi ? (...) Je ne fais pas de connerie parce que je ne peux pas m'imaginer sans mes meilleurs amis. » Parmi eux, « N. », que Clémence semble considérer comme son double masculin. « N., mon meilleur ami, je l'aime trop, il est toujours là pour moi, quand je ne vais pas bien, ce qui arrive souvent, il est toujours présent et c'est pour ça que je tiens à le remercier. Merci pour tout, merci de m'ouvrir tes bras. Meilleur ami pour la vie. » Pour l'adolescente, qui l'avait noté au détour d'une des pages de son journal sur Internet, « l'amitié a été inventée pour panser les blessures de l'amour ».

Elle parle beaucoup de son ex-petit ami, avec lequel Clémence a eu une relation pendant cinq mois. C'est à la suite de leur rupture que l'adolescente a basculé dans l'envie de mourir. « Quand je me couche je l'ai dans le sang, quand je le vois, mon coeur part au galop, Quand je lui parle, mes joues s'empourprent et les lèvres brulent, Je l'aime cela ne fait aucun doute. Jusqu'à maintenant je n'ai pas su voir clair en moi, mais aujourd'hui je l'ai perdu... je croyais qu'être amoureuse était la plus belle chose qui arrive, mais c'est le pire des poisons » (11 janvier 2005) . Son dernier texte, c'est pour lui que Clémence l'a écrit, le 21 janvier. Il y a une semaine : « Voila je voulais le remercier (même si il ne me parle plus), merci de m'avoir fait découvrir l'amour pendant 5 mois !!!! Tu es la meilleur chose qui me soit arrivée et aujourd'hui la pire!! J'ai toujours aimé la mort grâce a toi je l'ai oubliée, et encore grâce à toi je vais la découvrir... (...) Avant de partir je voulais te dire ces quelques phrases. Merci, Je t'aime encore. »

Ce jour-là, tout semble s'accélérer, et les déclarations d'intention de l'adolescente semblent devenir de plus en plus concrètes pour elle. « Ecrire, c'est hurler en silence. », lit-on sur une photo. « Pourquoi dit on que le suicide est un geste égoiste ? car on laisse des personnes tristes derrière nous ? Oui, peut-etre mais si ces personnes avaient vu plus tôt à quel point mon coeur était despéré, peut etre qu'à ce jour elles ne seraient pas triste et moi pas morte... » Un véritable appel au secours. Resté lettre morte.

En haut à gauche du blog, une petite fenêtre indique : « Dernière mise à jour le 22 janvier ». Depuis mardi, quelques-unes de ses amies sont venues sur le site d'« Ange de tristesse ». L'une d'entre elles lui lançait un appel, hier, espérant revoir Clémence vivante : « J'espère que tu n'es pas allée au bout, et que tu n'as pas suivi Noémie. »

Les blogs, nouveaux journaux intimes des ados

Nouvel espace d'expression sur le Web, les blogs font fureur auprès des internautes. En France, ils sont passés de cent mille à un million en un an. Bien au-delà du phénomène de mode, c'est devenu un véritable vecteur de communication dont raffolent notamment les ados. Le blog, contraction en anglais des mots web et log, est une sorte de journal intime mis en ligne sur Internet. Son auteur y consigne des écrits personnels, le plus souvent accompagnés de photos, voire de vidéos. Les thèmes abordés sont infinis. On trouve de tout sur les blogs : blagues, états d'âme, opinions, réactions à l'actualité...
La particularité du blog, et principale raison de son énorme succès, c'est qu'il est lisible par les autres internautes qui peuvent apporter leurs commentaires, un peu comme sur les forums de discussion. « On compare les blogs à des journaux intimes, mais c'est en réalité exactement l'inverse d'un journal intime puisque l'auteur, au lieu de se raconter à soi-même, s'expose aux autres. Les ados en sont très friands. Cet univers leur appartient et échappe aux adultes », explique le psychanalyste Didier Lauru *. Lycéen originaire de Lille, Loïc, 16 ans, confirme cet attrait. « Je vais sur les blogs depuis un an. Je l'ai d'abord fait par curiosité. Mais, comparé aux chats ou aux forums de discussion, il permet de mieux cerner la personnalité de l'internaute parce qu'il se dévoile. On croise moins de mythos qu'ailleurs. » Mais voilà, on n'y lit pas uniquement que des délires de potaches, des messages complices ou des échanges anodins. Clémence, 14 ans, a choisi ce support pour exposer ses tourments d'adolescente, accablée par une brutale rupture sentimentale. Elle est même allée plus loin, confiant « publiquement » ses intentions de se tuer. Des cas rarissimes mais que Didier Lauru a déjà rencontrés : « Il ne faut pas diaboliser les blogs, mais j'ai connu le cas d'ados annonçant leur suicide par ce biais. C'est une façon de prendre l'autre en otage, de retourner sa violence contre lui. » Une sorte d'appel au secours.

« Un appel à l'aide »

Clémence a commencé à évoquer ses intentions suicidaires dès la mi-novembre 2004, des idées noires pouvant être lues pendant plusieurs semaines par les internautes, proches comme inconnus. « Un appel à l'aide. Certains jeunes se complaisent dans les idées noires, une sorte de spleen romantique, parlant abondamment de la mort », ajoute le psychanalyste, précisant qu'il est très difficile de dire s'il y aura passage à l'acte. « Très peu de jeunes qui affichent leur volonté de mourir le font. Mais il ne faut jamais minimiser quand quelqu'un se met à évoquer son blues ou pire un projet suicidaire. Dans ces cas-là, les ados se soutiennent généralement entre eux, c'est en tout cas le conseil à donner », ajoute Didier Lauru. Stupéfait par l'histoire de Clémence, le lycéen lillois dit ne jamais avoir lu de tels écrits sur Internet. Il lui arrive malgré tout de tomber sur des messages inquiétants. « Du genre J'ai envie de me tuer. Quand je lis ça, je me demande si cet internaute attend qu'on aille vers lui. Moi, je les contacte, j'essaie de savoir ce qui ne va pas, je ne reste pas indifférent », témoigne Loïc, confiant que plusieurs internautes l'ont remercié de les avoir ainsi soutenus."

* Auteur de « la Folie adolescente », paru chez Denoël en 2004.

Un article d'Anne-Cécile Juillet & Geoffroy Tomasovitch.

Source : LE PARISIEN (28 janvier 2005)

© Stéphane Bourgoin 2003 - 2004
Réalisation : Le IXe Ciel

pris sur ce blog

=> j'ai voulut commencer mon blog par ce faits divers horrible car mon blog va sûrement parler de suicide par endroits mais je n'aurais jamais assez de lâcheté de me suicider.
oui, je pense que le suicide est un acte lâche car ce qui est le plus dur sur cette c'est d'exister.
alors, pour moi, je pense que ceux qui continuent à vivre, allant contre les coups durs de la vie, pour moi, ce sont eux les plus courageux.
pour témoigner un hommage à leur famille :
Nos Anges
elles étaient trop belles, elles méritaient pas ça.
elles n'avaient rien connu,
elles devaient continuer à vivre.
mourir à 15 ans, qu'elle tristesse.
les jours s'enchaînent sans maître ni lois
je voudrais briser cette chaîne qui me tue parfois

la vie ne vaut pas la peine d'être vécue
elle doit être vécue
pour que lorsque tu arriveras là-haut
tu puisses crier tout haut :
j'ai réussit, moi, j'y suis arrivé !
j'ai vécu.
# Posté le mercredi 09 février 2005 09:40

Mon ange

Mon ange
Aller dors, mon ange, après cette nuit tout ira mieux.
Aller dors, mon ange, il faut fermer à présent tes jolis yeux.
Aller dors, mon ange, maman est là, elle veillera toujours sur toi.
Dors, mon ange, tu n'as plus rien à craindre, les démons de la nuit ne t'atteindrons pas cette fois.
Dors, mon ange, tu sais que maman les chasse, à grands coups de balais, les monstres, ils ne se cachent pas sous le lit ou dans l'armoire.
Dors, mon ange, les fées du sommeil veillent sur toi, tu n'as qu'à fermer les yeux.
Dors, mon ange, et les rêves viendront à toi comme les vagues à la plage.
Dors, mon ange, laisses toi bercer lentement.
Dors, mon ange, maman veille sur toi maintenant.
C'est sans doute ces paroles qu'auraient prononcées ma mère si un matin de février, elle ne se serait pas barré.
Mon ange, mon ange, ton ange est à présent déchu, j'ai perdu ma force, ma vie.
Ton ange est mort, ton ange s'est fait dévorer par les monstres de la nuit, tu vois maman, ce que ça fait quand l'Ange de la Vie devient celui de la Mort.
Dors, mon ange, ceci n'est qu'un cauchemar, tu vas te réveiller.
Ce rêve est si doux que la vie me parait maintenant un cauchemar.
Dors, mon ange, fermes tes yeux et rejoins moi dans le pays des nuages.

ML, janvier 2005
# Posté le mercredi 09 février 2005 09:41

La dernière fois, je me suis surprise à penser à toi

La dernière fois, je me suis souvenue de toi.
J'ai fais tomber une des petites voitures que tu m'avais offerte pour mon anni.
"T'aimes bien quoi comme voiture ?" tu m'avais demandé.
"Jaguar, ferrari, porshe..." je t'avais répondu
le lendemain, tu te ramenais avec ces voitures mais en toutes petites.
Tu étais gentil, tu voulais juste te faire accepter.

La dernière fois, je me suis souvenue de toi.
Je marchais le long de mon chemin et j'ai vu ta piscine qui, excuses moi, mais ressemble de plus en plus à une marre.
Je te revois encore longeant ta maison, me faire un signe de la main.
Tu t'en occupais de ta piscine, de ta maison, de ta famille.
J'ai de bons souvenirs avec toi.
Pourquoi tu as pris ton scooter ce dimanche de mai ?
Tu étais gentil, tu voulais juste te faire accepter.

La dernière fois, je me suis souvenue de toi.
Tu étais petit, tout le monde te tournait le dos et t'excluais.
Excuses-moi, je n'ai pas fais assez.
J'aurais du toujours être à tes côtés, j'aurais du te garder près de moi, te protéger.
Tu étais gentil, tu voulais juste te faire accepter.

La dernière fois, je me suis souvenue de vous.
Tous ces garçons que j'ai croisé.
On les trouve lourds, collants et on les met à l'écart.
Si ils sont comme ça c'est parce que nous les avons mis à l'écart.
Ils étaient gentils, ils voulaient juste se faire accepter.
J'ai pensé à vous car dans ma classe, il y a un garçon comme vous.
Je reconnais mes erreurs, je m'en veux.
Est-ce de la pitié ou juste pour que j'ai bonne conscience ?
Je sais pas.
En tout cas, j'essaie de ne pas le mettre à l'écart.

Jérémy, Damien, Hugo et autres... j'espère que vous ne m'en voulez pas trop.
J'étais idiote, je ne comprenais pas.
Que vous vouliez juste être comme les autres.
J'étais idiote, je ne comprenais pas.
Que vous vouliez juste vous faire accepter.

Pour Damien, 3 mars 1988/23 mai 2004
Cette rose sur ta tombe durera peut-être un jour.
Mais toi, dans mon coeur, tu y seras toute ma vie.
Ceux qui le connaissaient : lâchez vos comms, pour ce mec super qui a souvent été jugé en-dessous de sa valeur.

ML, janvier 2005

chanson system ATWA toxicity
# Posté le mercredi 09 février 2005 09:50

Miroir,beau miroir oh dis moi ce que je fais là!Ce reflet qui se trouve là, ce n'est pas vraiment moi!Démolir sa face,à 10secondes du grand saut!4.3.2.1 L'ultime regard face à son reflet S'éparpille le long des murs aux éclats ensanglantés!WATCHA, sam

Miroir,beau miroir oh dis moi ce que je fais là!Ce reflet qui se trouve là, ce n'est pas vraiment moi!Démolir sa face,à 10secondes du grand saut!4.3.2.1 L'ultime regard face à son reflet S'éparpille le long des murs aux éclats ensanglantés!WATCHA, sam
Tu t'es déshabillée et tu te retrouves nue devant ta glace.
Tu bouges, vérifies que c'est bien toi.
Comment ? Comment peuvent-ils seulement t'accepter parmis eux ?
Regardes ces longues jambes maigres
Vois ces bras ballants.
Ne parlons même pas de ce qui fais de toi une femme.
Et tu admires, tu as ce dangereux sourire aux lèvres, le long de tes bras, ces fils verts, violets et transparents.
Tu les vois ces cheveux de sangs, le long de tes bras.
Oh, doux vertige qui me berce, oui, je sais, tout serait beaucoup plus simple si je n'existerais pas.
Tu te regardes de haut en bas, tu ne sais comment te prendre pour vérifier si tu es normale ou pas.
Tu as l'impression de ne pas vivre, d'être une coque vide.
Ce serait seulement un test, pour vérifier que tout est normal.
Coup, sang, éclat argenté.
Ton reflet est à présent superposé, craquelé, ton poing saigne, tu l'as, à présent, ta preuve.
Ce n'est pas suffisant ! la douleur n'est pas assez forte. C'est juste un picotement, mes doigts n'arrivent plus à bouger.
Ils doivent être cassés.
Lequel choisir ? il y en a tellement.
Ne fais pas ça. tu attireras que des ennuis.
Tais-toi ! tiens, celui-ci ferait parfaitement l'affaire.
Et ta famille ? tu y as pensé ? non, tu es trop égoïste. tu préfères laisser ta petite soeur sortir seule dans la rue. tu préfères laisser ta mère malade s'occuper de tout.
La ferme je t'ai dis !
Aujourd'hui, c'est vrai, il aurait du revenir. mais tu sais qu'il ne reviendra pas. alors tu préfères les laisser seules.
Arrêtes ! fais pas ça !
Oh, doux vertige qui me berce, oui, je sais, tout serait beaucoup plus simple si je n'existerais pas.
Tu regardes ce qu'il reste de toi.
Nue, entourée d'éclats multicolores et deux traits aux poignets.
Tes paupières s'affolent.
Tu te souviens ?
C'étaient les yeux, pour toi, qui représentaient la vie.
Car, quand on meure, ils se ferment pour toujours.
Tes yeux se ferment... pour toujours.

Et j'espère qu'avec le temps
Tu seras bien,
Tu seras bien,
Tu seras bien,
Tu seras bien...
AXEL BAUER, tu seras bien

ML, janvier 2005
# Posté le mercredi 09 février 2005 09:53

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